#ForceAuxDroits

#BÂTONNAT2022

Julie Couturier et Vincent Nioré, candidats aux fonctions de bâtonnière et de vice-bâtonnier du Barreau de Paris le 24 novembre 2020.

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Julie Couturier et Vincent Nioré

Nous comptons sur votre mobilisation
ce mardi 24 novembre !

Déclaration de candidature

Pour défendre notre profession menacée jusque dans sa liberté de plaider et son secret professionnel, alors que les avocates et les avocats sont les défenseurs des libertés et les garants indéfectibles de notre démocratie.

Pour assurer la protection et la survie des avocates et des avocats parisiens fragilisés par une crise économique sans précédent et un avenir incertain.

Pour accompagner les jeunes avocates et les jeunes avocats porteurs d’espoir, qu’ils soient collaborateurs ou installés, et les aider à affronter les multiples défis qui s’annoncent.

Pour simplifier leur activité quotidienne, quel que soit leur mode d’exercice, et les soutenir dans les mutations inévitables de la profession, notamment numériques.

Pour porter la spécificité, la voix et la force du barreau de Paris en France et dans le monde.

Pour incarner un Ordre accessible, humain, combatif, efficace et utile aux avocates et aux avocats.

Pour rassembler le barreau parisien, dans sa diversité, autour de valeurs communes de solidarité, d’égalité et de confraternité.

Pour restaurer la place de l’avocat au sein de l’institution judiciaire et reconstruire une relation de confiance et de respect mutuel avec les magistrats.

Nous avons décidé d’être candidats aux fonctions de bâtonnière et de vice-bâtonnier du barreau de Paris aux prochaines élections des 24 et 26 novembre 2020.

Signature Vincent Nioré & Julie Couturier

Programme

Axe 1 : Le développement économique des cabinets

EFB - École de Formation des Barreaux de la cour d'appel de Paris

« A l’EFB, on perd son temps, ça ne sert à rien ! »

Toujours cette même rengaine des élèves et de nombreux avocats de notre Barreau.

Certes, des choses ont été faites pour améliorer l'attractivité et la qualité de la formation de l’EFB.

L’EFB doit être une école d’application pour préparer effectivement nos futurs confrères à la réalité de nos exercices.

A ce titre, nous proposons :

1. La fin des règles infantilisantes de contrôle de l’assiduité au profit d'une meilleure responsabilisation des élèves-avocats qui passera par une plus grande flexibilité de l'organisation des enseignements (cours en visio) ;

2. De véritables cours d'art oratoire assurés par un coach sous la forme de séminaires personnalisés;

3. La mise en place d’une véritable équipe pédagogique rémunérée et d'une politique d'accompagnement individuel de chaque élève dans sa formation, sa recherche de stage et dans ses premiers pas d’avocat ;

4. Une étude sur le déménagement de l’EFB afin que les élèves-avocats soient en immersion au cœur de notre quartier judiciaire. Également pour limiter les coûts de fonctionnement immobilier (taux d'occupation de l'EFB = 45% pour un coût de 2,2 millions d'euros rien que pour les locaux).

Accompagner la transformation numérique

On nous dit ….

« Les avocats ont raté le virage de la transformation numérique … »

La réalité est plus complexe.

Une fracture se creuse au sein de notre profession et de nos cabinets.

Entre ceux qui embrassent positivement et volontairement cette transformation et ceux qui la craignent ou manquent de moyens pour l’aborder.

Pourtant, ce mouvement est inéluctable et l’Ordre doit le faciliter en accompagnant tous les confrères quels que soit leur maturité numérique et leurs modes d’exercice.

A ce titre, nous proposons de :

1. Créer un cycle de formation continue pour transmettre les compétences techniques nécessaires sur des sujets numériques aussi fondamentaux que le legal design, la cybersécurité, le marketing digital et l’automatisation des procédures.

2. Négocier des partenariats avec les éditeurs juridiques et des legaltech afin d’en faire bénéficier au plus grand nombre de confrères dans de meilleures conditions.

3. Créer un fonds d'investissement du Barreau de Paris qui aura pour mission d’accompagner le développement de projets existants ou à venir servant de manière directe les intérêts des avocats parisiens.

4. Approfondir la réflexion sur la nécessaire adaptation de notre déontologie au développement des pratiques numériques de nos cabinets dans le respect des valeurs de notre serment.

Pour mettre en œuvre l’ensemble de ces propositions, nous désignerons au sein de l’Ordre un responsable de la coordination numérique.

Force au développement numérique du Barreau, force aux droits.

Développement économique

“Un tiers de la profession va disparaître”

Depuis le mois d’avril, il est prédit funestement une hécatombe des cabinets d’avocats qui ne pourraient pas surmonter la crise qui frappe de plein fouet notre profession.

Les mesures d’urgence mises en place par le Barreau de Paris sont salutaires mais cette crise sans précédent impose des réformes structurelles en profondeur.

A ce titre, nous proposons :

1. De renforcer les moyens humains et financiers du Barreau Entrepreneurial notamment ceux de l’Incubateur du Barreau de Paris.  

2. D’orienter les jeunes avocats dans la profession :
- En identifiant les marchés de croissance et de niche et en détectant les typologies de structures d’exercice qui favorisent le développement économique de l’activité.
- En favorisant le rapprochement entre avocats.

3. D’aider les avocats installés dans leur développement :
- Par la mise en place d’une plateforme d’échange des bonnes pratiques et d'entraide pour les associés des petites structures.
- Par un accompagnement de la croissance des activités et des nouveaux projets (notamment dans les activités accessoires et les nouveaux métiers).
- Par un accompagnement du développement de nos cabinets à l’international.
- Par la promotion de la rémunération de l’apport d’affaires et la fin de l’interdiction du pacte de quota litis dans le respect de nos principes essentiels.

4. D’aider les avocats à surmonter leurs difficultés :
- En identifiant et en évaluant les problèmes des avocats en difficulté et en les accompagnant dans les négociations avec leurs créanciers et les administrations sociales et fiscales.
- En renforçant les moyens financiers et humains du service économique et social de l’Ordre au soutien des avocats en difficultés en utilisant une fraction des réserves de l’ordre et de la Carpa dans le respect des textes, pour des actions ponctuelles ou ciblées permettant de préserver les forces vives de nos cabinets durant cette crise inédite.
- En accélérant les procédures de taxation des honoraires et œuvrer pour obtenir l’exécution provisoire des décisions du Bâtonnier dans les termes préconisés par le rapport Perben.
- En repensant l’omission financière lorsque l’avocat en difficulté accepte de suivre un plan de redressement préconisé par le service économique et social de l’Ordre.
- En préservant les forces vives de la profession par une réflexion sur le financement du caractère universel obligatoire de l’assurance perte de collaboration, amortisseur social, sans augmentation des cotisations.

5. D’accompagner la sortie des avocats que ce soit en cours d’exercice, au moyen de bilans de compétence et en les aidant dans leur reconversion, ou en fin d’exercice en les aidant dans leurs démarches et en accompagnant la transmission de leur savoir-faire et de leur expérience.

6. De réunir les talents du Barreau de Paris au sein d’une commission prospective et innovation afin de préparer l’avenir et d’anticiper les nouvelles adaptations nécessaires de notre profession.

Force au développement économique des cabinets parisiens.

Axe 2 : Force au jeune barreau

Collaboration et parentalité

1/ « La collaboration libérale vit ses dernières heures … » ?

En l’état, peut-être bien !

Le questionnaire que nous avons réalisé révèle que, dans leur majorité, les collaborateurs considèrent qu’ils ne sont pas indépendants, que leur rétrocession d’honoraires n’est pas suffisante pour subvenir à leurs besoins, qu’ils n’ont pas suffisamment de temps pour travailler leurs dossiers personnels. 

Les collaboratrices et collaborateurs sont pourtant les forces vives de nos cabinets.

Leur statut libéral doit leur permettre de s’épanouir professionnellement. 

C’est pourquoi, nous proposons d’œuvrer pour la création des « Chantiers de la collaboration », qui se tiendraient tous les deux ans, et permettraient, par le dialogue, tant aux collaborateurs qu’aux collaborants, de rechercher une solution commune aux difficultés rencontrées et de faire évoluer le régime de la collaboration en s’adaptant aux évolutions structurelles et conjoncturelles (changement de la relation au travail, télétravail, équilibre vie privée/vie professionnelle, lutte contre le harcèlement et les discriminations).

2/ « J’ai peur de me faire mal voir par mon patron si je prends mon congé paternité ».

Le RIBP prévoit la possibilité pour les avocats collaborateurs du Barreau de Paris de bénéficier d’un congé-paternité de 4 semaines à la naissance de leur enfant.

Toutefois, trop peu de collaborateurs le savent et ceux qui le savent refusent de le prendre par peur d’être mal vus par leur cabinet. 

L’effectivité de ce congé paternité est pourtant l’une des clefs de l’égalité professionnelle car tant que les mères porteront seules, sur le plan professionnel, la charge de la parentalité, certains cabinets seront réticents à les recruter et à les payer aussi bien que leurs confrères.

Nous souhaitons donc promouvoir l’effectivité du congé-paternité afin de lutter contre les discriminations fondées sur le sexe et la maternité. 

 

3/ La garde des enfants est un sujet de préoccupation majeur des jeunes avocats. 

Trop peu de jeunes parents obtiennent des places en crèches municipales.

Ils doivent donc s’orienter vers des crèches privées qui affichent des tarifs prohibitifs ou vers des nounous à domicile de sorte que, trop souvent, le coût de la garde des enfants constitue la part la plus importante du budget de la famille. 

Les salariés bénéficient d’une aide de leur entreprise et cette aide n’est possible qu’en raison de leviers de défiscalisation dont l’Etat les fait bénéficier afin de les inciter à participer au budget « garde d’enfants » de leurs salariés. 

Nous œuvrerons, auprès des pouvoirs publics, pour l’obtention par les avocats libéraux, d’avantages fiscaux calqués sur ceux dont bénéficient les entreprises en matière de garde d’enfant.

Force aux jeunes avocats

 

Améliorer la transmission du savoir

« Mon patron ne me forme pas… J’ai l’impression d’être une imposture dans mon job… Je n’ai pas confiance en moi… ».

Tel est le ressenti de certains jeunes avocats sur leur nouveau métier, fruit d’une rupture dans la chaîne de transmission du savoir et de la pratique du métier.

Cette fracture est profonde et ne cesse de se creuser. Elle est sociale, numérique et économique. Elle nous divise.

C’est pour cela que nous proposons la création d’un programme de « mentoring » au sein du Barreau de Paris afin d’instaurer une relation d’aide et de transmission intergénérationnelle entre le « mentor » et le « mentee ».

Le mentor portera sur le mentee un regard actif sur son développement à long terme, sans ingérence, avec bienveillance et en toute confidentialité, contribuant ainsi à l’épanouissement des jeunes avocats au sein de la profession de manière pérenne.

A cette fin, nous désignerons, parmi les membres du Conseil de l'Ordre, un responsable de la sélection et du rapprochement des mentors et des mentees.

Force à la transmission, force aux droits.

Axe 3 : Force à la défense des libertés et des droits humains

Défendre le secret professionnel

1er janvier 2021 : le secret professionnel de l'avocat est aboli :

- C'est le règne de l'ultra-transparence, la fin de l’État de droit.

L'équipe de 300 délégués du Bâtonnier est débordée par les perquisitions menées chaque jour chez les avocats...

Ce n’est qu’un scénario mais attention aux fictions qui deviennent réalité !

Le secret professionnel subit de graves atteintes.

Nous nous engageons pour le défendre avec :

1. La présence permanente du Bâtonnier, du vice-Bâtonnier, 1ers défenseurs du secret, et des délégués en perquisition avec des contestations systématiques et de principe pour le respect du secret en matière de conseil et de défense.

2. La formation des avocats parisiens aux outils techniques permettant d'assurer la protection des données confidentielles.

3. En cas d'interception d'une communication électronique d'un avocat par un magistrat, le Bâtonnier exigera toutes explications sur la nécessité de cette mesure.

4. L'Ordre présentera une réforme des textes permettant au Bâtonnier de contester la notification d'une interception d'une communication électronique comme en matière de perquisition.

Notre engagement : créer un pôle du secret professionnel pour mieux protéger les avocats.

 

Défendre les Droits Humains

"Une avocate décédée en prison des suites d'une grève de la faim..."

"Une avocate en prison après 45 jours de grève de la faim..."

"Un avocat défenseur des droits humains assassiné à son domicile..."

Tous les jours, des nouvelles terribles sont relayées sur les réseaux sociaux suscitant une indignation générale.

Nous connaissons le visage de certains avocats persécutés dans le monde, nous connaissons leurs noms, leurs combats.

Ces actions de communication sont indispensables. Nous souhaitons que les missions d'observation se transforment en réelles missions d'action de défense.

Avocats du Barreau de Paris, la défense de nos confrères menacés et entravés dans leur liberté individuelle et dans l'exercice de leur métier est dans notre ADN.

Cette défense implique un engagement total, sur le terrain et en osmose avec les équipes de défense locales.

C'est pourquoi, nous proposons la création d'un "Pôle de défense des droits humains" au sein du Barreau de Paris, composé d'avocats missionnés et qui assureront une mission pleine et entière de défense des avocats en danger.

Axe 4 : Force au dialogue entre avocats et magistrats

Relations avocats / magistrats : diplomatie et fermeté

« Relations avocats / magistrats : le torchon brule ! » « Les magistrats et les avocats parisiens font la paix… ».
Tels sont les manchettes dont la presse nous abreuve régulièrement.

Elles sont le reflet de l’alternance entre des tensions souvent extrêmes notamment à propos de l’exercice des droits de la défense et des tentatives de rapprochement régulièrement opérées entre avocats et magistrats : « Je t’aime moi non plus » !

Aux avocats de défendre fût-ce avec force, aux procureurs de requérir, aux juges de juger, dans le respect mutuel de chacun.
Certes le dialogue, au plan institutionnel et protocolaire, a toujours été ouvert et direct.

En revanche, les avocats ont encore du mal à trouver leur place au sein du nouveau tribunal et souffrent d’une relation dégradée au quotidien notamment marquée par des difficultés d’accès au juge et au greffe, par des atteintes incessantes à l’oralité, par le fonctionnement laborieux du RPVA.

En outre, la grève contre la réforme des retraites, la crise sanitaire qui a entrainé un fort ralentissement du système judiciaire et la crise de confiance des magistrats à l’égard de leur Ministre, avocat, ont ravivé les tensions.

Pour permettre de restaurer durablement un dialogue indispensable entre nos deux professions, avec diplomatie et fermeté, forts des relations de confiance nouées depuis de nombreuses années avec les magistrats dans nos différentes fonctions, afin de contribuer, ensemble, à l’œuvre de justice :

1. Nous appelons de nos vœux la création d’un poste d’ambassadeur permanent de la profession d’avocat auprès de la Chancellerie, chargé des relations avocats / magistrats / greffiers / personnels de justice et qui apportera aussi sa contribution à l’élaboration des textes émanant du gouvernement en matière judiciaire et juridique.

2. Nous mettrons en place des groupes de travail avocats, magistrats, greffiers, personnels de justice, par pôle de compétence, au sein de chaque juridiction, afin de faciliter l’échange au quotidien entre praticiens de la même matière.

3. Nous institutionnaliserons la tenue annuelle des assises avocats / magistrats, inaugurées en novembre 2019 afin d’inscrire dans la durée le dialogue et l’échange.

4. Nous profiterons de la présence d’une avocate à la tête de l’ENM pour développer et démocratiser les cycles de formation avocats/magistrats et les partenariats entre l’EFB et l’ENM afin d’installer, dès la formation initiale, un socle de valeurs communes dans le respect mutuel et la compréhension des spécificités de chacun.

Force à une relation apaisée entre avocats et magistrats.

Axe 5 : Force à un ordre moderne et protecteur

Lutter contre le harcèlement et les discriminations

« Si je parle, je perds ma collab’ ».

Ces quelques mots résument à eux-seuls le sentiment de détresse et de précarité exprimé par les avocates, les avocats et les stagiaires, victimes de faits de harcèlement moral et/ou sexuel et de discriminations dans leur exercice professionnel.

Le constat est sévère. Les mentalités n’ont pas encore assez évolué.

La loi du silence pèse encore trop lourdement sur nos consœurs et nos confrères, notamment les plus jeunes.

L’Ordre a pourtant entamé une véritable évolution en matière de lutte contre le harcèlement et les discriminations en créant des services dédiés (référents collaboration, ComHadis) et en modifiant le RIBP.

Afin de poursuivre et de renforcer ce mouvement de manière effective et durable, nous proposons :

1. L’instauration d’une permanence hebdomadaire tenue par la Bâtonnière, première confidente de ses confrères, qui les recevra individuellement et confidentiellement afin de recueillir leur parole et de les conseiller.

2. La poursuite de la politique de « tolérance zéro » initiée par le Barreau de Paris, notamment par le renforcement des attributions de la COMHADIS, investie d’un pouvoir discrétionnaire de saisir l’autorité de poursuite

3. La systématisation de campagnes de prévention et de cycles de formation initiale et continue pour transformer en profondeur les mentalités et notamment l’organisation de formations à destination des femmes sur la négociation des rémunérations permettant de lutter contre les biais inconscients et les phénomènes d’autolimitation.

4. La conduite d’une étude sur la diversité du Barreau de Paris et les discriminations effectivement subies par nos confrères, afin de chiffrer leur réalité et de mieux les appréhender.

5. La poursuite d’une communication ordinale forte sur les recours possibles, les commissions et référents à saisir mais également la publication des sanctions prononcées, afin de libérer la parole et de faciliter les signalements, mais également de rétablir la confiance dans les instances ordinales.

6. La création d’une liaison permanente avec un représentant du Défenseur des droits dédié afin de diversifier les outils de lutte contre le harcèlement et les discriminations.

Force à la lutte contre le harcèlement et toutes les formes de discrimination.

Force aux droits.

Rénover la procédure disciplinaire

L’AUTORITÉ DE POURSUITE 

« Le bâtonnier de Paris souffre de schizophrénie ». Une schizophrénie au plan institutionnel car le bâtonnier est, d’un côté, le confident de son confrère, comme l’a jugé la chambre criminelle de la Cour de cassation le 22 mars 2016 et le protecteur des droits de la défense en contestation de perquisition comme l’a jugé la chambre criminelle les 8 janvier 2013 et 20 février 2016 et, d’un autre côté, statutairement autorité de poursuite, aux termes de l’article P.72.1.3 du R.I.B.P.

La modernisation de nos institutions nous impose de mettre un terme à ce cumul de qualités qui jette l’opprobre sur un bâtonnier qui aurait le pouvoir, par une politique de l’entre-soi, de couvrir « ses amis » et de poursuivre ses opposants.

Nous proposons d’œuvrer pour une réforme tendant à confier, de façon permanente, le pouvoir d’ouverture disciplinaire à une commission indépendante du bâtonnier, investie de l’autorité de poursuite.

L’INSTRUCTION

Nous proposons :

1. D’œuvrer pour une réforme tendant à ce que l’instructeur disciplinaire puisse prononcer un non-lieu, à charge d’appel.

2. D’ouvrir la liste des instructeurs susceptibles d’être désignés aux anciens membres du conseil de l’Ordre, en ce compris les avocats honoraires.

3. De réserver la qualité d’instructeur disciplinaire en priorité aux membres et anciens membres du conseil de l’Ordre ayant siégé au moins une année en formation de jugement.

4. De mettre en place une formation des instructeurs disciplinaires au sein de l’Ordre.

LA PHASE DE JUGEMENT

La pratique de « formations spécialisées » ne peut plus perdurer car certains dossiers sont jugés par des formations composées trop souvent des mêmes membres. Une chose est de bien s’entendre, une autre est de garder l’impartialité indispensable à la fonction de juger afin d’éviter la spécialisation par affinités.

C’est pourquoi nous proposons de prévoir un renouvellement annuel de la composition des formations de jugement et une attribution des dossiers aux formations disciplinaires par voie de tirage au sort.

LA PLACE DU PLAIGNANT

Nous proposons d’œuvrer pour une réforme tendant à mieux prendre en compte le rôle du plaignant dans la procédure disciplinaire.

Il participera de manière active à la procédure disciplinaire pour la défense de ses intérêts.

Le plaignant aura la possibilité d’avoir accès au dossier d’instruction disciplinaire, de formuler des demandes d’actes, d’assister, avec l’accord de l’instructeur, aux interrogatoires et aux auditions, d’être entendu et confronté.

Il pourra également être entendu par la formation de jugement. D’une manière générale, il pourra exercer toute voie de recours contre toute décision lui faisant grief.

Force à une procédure disciplinaire rénovée.

Le droit de savoir

Au Barreau de Paris, le copinage et l’entre soi régneraient encore en maîtres ? Un seul remède à ce fléau : l’hyper transparence !

Qui pourrait être contre la « transparence » ?

Méfions-nous de ce faux ami car son usage abusif peut conduire au totalitarisme et à la privation des libertés individuelles tant menacées de nos jours.

Nous préférons quant à nous offrir à nos confrères « le droit de savoir » qui doit coexister avec notre secret professionnel, notre colonne vertébrale d’avocat sans lequel nous n’existons pas.

Oui, « le droit de savoir » oblige notre Ordre ainsi que toutes les institutions représentatives de la profession à l’égard de nos confrères qui doivent être informés de l’usage qui est fait de leurs cotisations. Oui, l’argent des avocats, ne l’oublions jamais, est de l’argent public !

De nombreuses dispositions essentielles ont déjà été prises par l’Ordre notamment sur le mode de désignation des avocats missionnés et des prestataires de services qui doivent se soumettre à des appels à candidature et à des appels d’offres soumis au contrôle de la commission des finances.

Cependant, l’Ordre doit, comme toute entreprise moderne, parfaire sa transformation et continuer à dissiper toutes les zones d’ombre qui pourraient encore subsister en édictant des règles claires et des process simples, lisibles, librement vérifiables à tout moment directement tant par le conseil de l’Ordre que par les avocats eux-mêmes.

Si nous sommes élus, nous prenons l’engagement de :

1. Généraliser les appels d’offre pour tous les prestataires de services et les appels à candidature pour tous les avocats missionnés par l’Ordre quelle que soit la nature et la durée de la mission.

2. Réaliser et communiquer des évaluations annuelles.

3. Publier, dans le bulletin spécial Comptes, accessible sur le site de l’Ordre avec une interface questions-réponses, les rémunérations des prestataires extérieurs, des avocats missionnés par l’Ordre et des délégués du bâtonnier afin de mettre en lumière la réalité de leur investissement pour la profession.

4. Publier, selon les mêmes modalités, le budget du cabinet du Bâtonnier.

5. Clarifier la répartition des rôles entre la commission des finances, le conseil de l’Ordre, la direction financière et le cabinet du Bâtonnier.

Force au droit de savoir

L’influence du Barreau de Paris

Le barreau de Paris est unique par sa diversité : il doit faire entendre sa voix et défendre les intérêts des avocats.

Il doit prendre toute sa place dans les décisions prises par les instances nationales et, surtout, rester partie prenante auprès des pouvoirs publics et des grandes organisations internationales.

Nos différences sont une richesse.

Notre diversité doit consolider notre union.

Le barreau de Paris a toujours été et doit rester l’initiateur des majorités d’avenir.

Ses institutions, indépendantes, efficaces et sa population juridique d’une très grande diversité culturelle ouverte sur le monde, fondent sa singularité et en font une place juridique internationale incontournable.

Véritable acteur structurel de l’équilibre du Barreau de Paris, le barreau d’affaires parisien représente une force économique considérable par le volume de son activité et sa capacité d’embauche, notamment par l’absorption d’environ 800 élèves-avocats chaque année.

L’existence à Paris de plusieurs centres d’arbitrage internationaux de réputation mondiale, ainsi que la qualité du droit français de l’arbitrage international, l’expertise de la cour d’appel de Paris en matière de recours contre les sentences arbitrales sont des atouts majeurs de la France en matière de résolution des litiges internationaux.

Nous proposons de :

1. Renforcer les actions de l’Ordre tendant à promouvoir l’attractivité du barreau d’affaires parisien :
- En mettant en valeur la performance de l’éco-système parisien de l’arbitrage international
- En menant des actions de communication et de lobbying auprès d’institutions représentatives des forces économiques de notre pays

2. Rénover la politique d’affaires publiques de l’Ordre en :
- Confiant la gestion des « affaires publiques » de l’Ordre à des avocats lobbyistes.
- Nous appuyant sur les nombreux avocats députés et sénateurs (44 à ce jour) pour faire avancer les chantiers de la profession.
- Mettant en place un « think tank » au barreau de Paris et lui associer une communication institutionnelle percutante.

3. Ouvrir des pistes de modernisation de nos institutions démocratiques afin de :
- Poursuivre et diversifier les actions de démocratie participative
- Instaurer la possibilité de consulter les avocats parisiens par référendum sur des sujets relevant de l’intérêt général du Barreau de Paris.
- Ouvrir le débat sur un allongement de la durée du mandat de Bâtonnier et de vice-Bâtonnier
- Porter une réflexion sur la gouvernance de la profession dans le respect des diversités et spécificités de chacun.

Force à un Barreau de Paris influent et attractif
Force aux droits.

Pour un dauphinat actif… face à l’urgence

L’année de dauphinat, une année blanche pour le Bâtonnier et le vice-Bâtonnier élus ?

En ces temps de crise économique et sanitaire où la gestion de l’urgence l’emporte sur les grands programmes inscrits dans le marbre, Bâtonnier et vice-Bâtonnier élus devront être des soutiens efficaces du Bâtonnier et du vice-Bâtonnier en exercice.

Pour agir, dès le 1 er janvier 2022, nous travaillerons pendant l’année de dauphinat à :

1. L’élaboration d’un plan de soutien économique et social qui sera dévoilé au coursdu second semestre 2021, afin de répondre aux difficultés de notre Barreau dans toute sa diversité.

2. La mise en place d’un groupe de travail avocats / magistrats /greffiers afin de pouvoir, dès le début de l’année 2022, publier une charte de bonnes pratiques destinée à améliorer les relations avocats / magistrats.

3. La réalisation d’un audit participatif des services de l’Ordre, par des avocats volontaires, durant l’année 2021. Notre ambition : faire de l’Ordre une entreprise de services pour que la résolution des problèmes des avocats soit sa mission première.

Les résultats de cet audit seront présentés début 2022.

Force à un dauphinat utile.

Webinaires

Durant toute cette campagne essentiellement dématérialisée, Julie Couturier et Vincent Nioré vont à la rencontre du Barreau de Paris.
L’occasion d’évoquer les préoccupations particulières de chacun, en lien avec son activité, sa carrière ou son rapport à l’Ordre.

Ils sont plus de 400 à nous soutenir

Marie-Alix Canu Bernard

Marie-Alix Canu Bernard

Marie-Alix Canu Bernard

Emmanuel Brochier

William Feugère

Francis Szpiner

Hélène-Poivey-Leclercq

Hélène POIVEY-LECLERCQ

Marie-Alix Canu Bernard

Ariel Goldmann

William Feugère

William Feugère

William Feugère

Eve Obadia

Portrait Delphine Ravon

Delphine Ravon

Portrait Antoni Mazenq

Antoni Mazenq

Nina Halimi

Nina Halimi

Pauline Breuzet-Richard

Pauline Breuzet-Richard

Paola Bouvier

Paola Bouvier d’Yvoire

Pascal Saint Geniest

Pascal Saint Geniest

Marie-Alix Canu Bernard

Pierre-Charles RANOUIL

William Feugère

Pierre Chaufour

Portrait Delphine Ravon

Maud Touitou

Portrait Antoni Mazenq

Elisa ABOUCAYA

Nina Halimi

Eric Allerit

Pauline Breuzet-Richard

Andréa Achim

Paola Bouvier

Corine Ruimy

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